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Prévoyance

Si vos revenus s’arrêtent, vos charges continuent.

En arrêt de travail, la Sécurité sociale verse environ 50 % du salaire plafonné - et beaucoup moins pour un indépendant. La prévoyance comble cet écart pour que crédit, loyer et scolarité continuent d’être payés.

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Rappel sous 24 h ouvrées

ORIAS n° 12 068 492

Salariés & indépendants

Cotisations Madelin déductibles pour les TNS

Les garanties de prévoyance, une par une

Décès, obsèques, invalidité, dépendance : des produits distincts, souvent confondus.

Obsèques

Capital ou prestations : financer les funérailles et, si vous le souhaitez, en fixer le déroulement.

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Assurance décès

Un capital versé aux bénéficiaires que vous désignez, hors succession.

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Décès vie entière

Une garantie sans date de fin, y compris quand la souscription intervient tard.

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Accidents de la vie

La GAV répare vos préjudices quand aucun tiers responsable n’est identifié.

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Dépendance

Une rente pour combler le reste à charge que les aides publiques laissent.

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Invalidité

Une rente qui complète la pension, à condition que le barème colle à votre métier.

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Les quatre piliers d’une bonne prévoyance

Chaque garantie répond à un scénario précis - on dimensionne selon vos charges réelles, pas selon un forfait.

Indemnités journalières (ITT)

Un revenu de remplacement pendant l’arrêt de travail, après la franchise choisie (3, 15, 30, 90 jours).

Invalidité (IPT / IPP)

Une rente si vous ne pouvez plus exercer, totalement ou partiellement - barème professionnel à privilégier.

Décès - capital

Un capital versé aux bénéficiaires désignés, hors succession, pour protéger le conjoint et solder les dettes.

Rente éducation

Une rente par enfant jusqu’à la fin des études : la garantie la plus protectrice pour une famille.

Exonération de cotisations

En arrêt long, l’assureur paie vos cotisations à votre place : le contrat reste actif.

Frais généraux (TNS)

Loyer professionnel, salaires, charges fixes de l’activité pendant votre arrêt.

Cadre légal

Ce que verse vraiment le régime obligatoire, texte par texte

Ces règles s’imposent à tous - c’est l’écart entre elles et votre revenu réel que la prévoyance doit combler. Références vérifiées sur ameli.fr et service-public.fr.

Indemnités journalières de la Sécu

50 % du salaire, plafonné

Pour un salarié, la Sécurité sociale verse la moitié du salaire journalier de base, dans la limite d’un salaire pris en compte à 1,8 fois le SMIC. Au-delà de ce plafond, chaque euro de revenu n’est tout simplement pas couvert.

Délai de carence

3 jours

Les indemnités journalières ne courent qu’à partir du quatrième jour d’arrêt. Trois jours sans aucun revenu de remplacement - sauf convention collective plus favorable ou contrat de prévoyance qui les prend en charge.

Maintien de salaire par l’employeur

Loi de mensualisation

Avec un an d’ancienneté, l’employeur complète à 90 % puis 66 % du salaire, sur des durées qui augmentent avec l’ancienneté - après 7 jours de carence. Ce maintien s’épuise vite sur un arrêt long : c’est là que la prévoyance prend le relais.

Invalidité : les 3 catégories

Barème de la Sécurité sociale

Catégorie 1 : 30 % du salaire moyen plafonné. Catégorie 2 : 50 %. Catégorie 3 : 50 % plus la majoration tierce personne. Le classement s’apprécie sur la capacité à exercer une profession quelconque - pas la vôtre.

Le barème du contrat

La clause qui décide de tout

Un contrat peut évaluer l’invalidité sur votre profession (barème professionnel), sur la capacité fonctionnelle, ou croiser les deux. À taux Sécu égal, la rente versée peut aller du simple au triple selon cette seule clause.

Seuil de déclenchement

15 % ou 33 %

La rente d’invalidité du contrat ne se déclenche qu’au-delà d’un seuil : 33 % le plus souvent, 15 % sur les bons contrats. En dessous du seuil, rien - quel que soit le préjudice professionnel réel.

TNS : le régime est plus dur

Indépendants

Les indemnités des artisans et commerçants sont calculées sur le revenu moyen, plafonnées, avec des carences plus longues - et certaines professions libérales n’ont aucune indemnité de leur caisse avant le 91e jour. Le contrat n’est pas un confort : c’est le revenu.

Madelin

Cotisations déductibles

Travailleur non salarié, vos cotisations de prévoyance sont déductibles du revenu imposable (article 154 bis du CGI), dans un plafond calculé sur votre revenu. L’État finance une partie de votre protection - à condition de choisir un contrat éligible.

Capital décès de la Sécu

Un forfait unique

Le capital décès du régime général est un montant forfaitaire, sans rapport avec le salaire ni avec les charges de la famille. Couvrir un emprunt, des études, un train de vie : c’est le rôle du capital du contrat, dimensionné librement.

Rente éducation

Jusqu’à la fin des études

Au décès, une rente est versée à chaque enfant jusqu’au terme de ses études - un mécanisme que le capital seul remplace mal, car il doit alors être géré sur quinze ans. Les deux se combinent.

Franchise du contrat

15, 30, 90 jours

La garantie arrêt de travail ne verse rien pendant la franchise. La caler sur votre situation réelle - maintien employeur pour un salarié, trésorerie pour un indépendant - change la prime du tout au tout, sans toucher à la protection.

Exclusions dos et psy

À lire avant de signer

Affections dorsales et troubles psychiques sont les premières causes d’arrêt long - et les exclusions les plus fréquentes, ou couvertes sous condition d’hospitalisation. Leur rachat existe : c’est une ligne à négocier, pas à subir.

Cas pratiques

Votre situation, et ce qui s’applique

Situation concrèteCe qui s’applique
Salarié en arrêt de 6 moisIJSS à 50 % plafonnées, maintien employeur dégressif qui s’épuise : la chute de revenu arrive vers le 3e ou 4e mois. La prévoyance comble l’écart - à condition que sa franchise soit calée sur le maintien.
Indépendant en arrêtCarence de caisse plus longue, indemnités faibles ou nulles selon la profession. La garantie forfaitaire souscrite à l’avance verse ce qui a été prévu - l’indemnitaire, elle, exige de prouver la perte de revenu.
Classé en catégorie 1 par la Sécu30 % du salaire plafonné, et l’obligation théorique de retravailler. Si votre métier est devenu impossible, seul un barème professionnel au contrat verse une rente à la hauteur du préjudice réel.
Décès avec deux enfantsLe capital règle l’urgence ; la rente éducation sécurise la durée - chaque enfant, jusqu’à la fin de ses études. Vérifiez aussi la double limite d’âge : celle de l’enfant et celle de l’assuré.
Burn-out ou dépressionPremière cause d’arrêt long, et l’exclusion la plus fréquente des contrats. Vérifiez la condition d’hospitalisation, sa durée, et le rachat possible de l’exclusion psy avant de signer - pas au moment de l’arrêt.
Mal de dos sans opérationBeaucoup de contrats n’indemnisent les affections dorsales qu’en cas d’intervention ou d’hospitalisation. Le rachat de cette restriction est le premier critère de comparaison pour les métiers physiques.
Vous passez de salarié à indépendantVotre prévoyance collective s’arrête avec le contrat de travail. Le nouveau contrat se souscrit pendant que tout va bien : chaque sinistre survenu avant la souscription reste exclu.
Reprise à mi-temps thérapeutiqueLes bons contrats maintiennent une indemnisation partielle pendant le mi-temps. Les autres s’arrêtent net à la reprise - la clause se vérifie avant la signature, elle ne se négocie pas après l’arrêt.

À retenir

La Sécurité sociale évalue l’invalidité sur la capacité à exercer une profession quelconque ; un bon contrat l’évalue sur la vôtre. Entre les deux, des années de rente - c’est le barème qu’on lit en premier, avant le montant.

La lecture du courtier

Pourquoi deux rentes affichées égales ne se valent pas

Deux contrats annonçant la même rente mensuelle peuvent verser des sommes sans rapport : barème professionnel ou fonctionnel, seuil de déclenchement à 15 ou 33 %, franchise de 30 ou 90 jours, indemnisation forfaitaire ou sur perte de revenu justifiée, exclusions dos et psy rachetées ou non. Le montant en façade est la dernière chose à comparer.

Nous partons de vos chiffres réels - bulletins de salaire ou avis d’imposition, maintien employeur, charges fixes - et nous calons chaque clause dessus : barème, seuil, franchise, exclusions. C’est ce paramétrage qui fait la protection, pas la prime.

La méthode appliquée

Votre prévoyance en trois temps

01

On écoute

Revenus réels, charges fixes, statut (salarié, TNS, profession libérale), couvertures déjà en place : le bilan complet avant tout chiffrage.

02

On négocie

Franchises, barèmes d’invalidité et exclusions comparés ligne à ligne - c’est là que les contrats diffèrent vraiment.

03

On défend

En cas d’arrêt ou de sinistre, votre conseiller monte le dossier et suit les versements dans la durée.

FAQ

Vos questions sur la prévoyance

Une autre question ? Écrivez-nous.

Quelle différence entre mutuelle et prévoyance ?

La mutuelle rembourse des frais de santé (consultations, optique, dentaire). La prévoyance remplace des revenus : indemnités en arrêt de travail, rente d’invalidité, capital décès. Les deux sont complémentaires, pas interchangeables.

Indépendant : mes cotisations sont-elles déductibles ?

Oui, dans le cadre de la loi Madelin, les cotisations de prévoyance d’un TNS sont déductibles du revenu imposable dans la limite des plafonds. Nous calibrons le contrat pour maximiser cet avantage.

Qu’est-ce que la franchise en prévoyance ?

Le délai entre le début de l’arrêt et le premier versement (3 à 90 jours). Plus la franchise est longue, moins la cotisation est chère : on la cale sur votre épargne de précaution et vos IJ légales.

Le capital décès est-il imposé ?

Versé à un bénéficiaire désigné, le capital décès d’un contrat de prévoyance échappe en principe aux droits de succession, dans les limites fiscales en vigueur. La rédaction de la clause bénéficiaire est déterminante - nous la relisons avec vous.