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Responsabilité civile professionnelle

Une erreur professionnelle ne doit pas coûter l'entreprise.

La RC professionnelle couvre les dommages causés aux tiers dans l'exercice de votre activité - faute, erreur, omission, retard. Elle est obligatoire pour les professions réglementées et vitale pour toutes les autres.

Audit gratuit de vos contrats en cours

Attestation rapide

ORIAS n° 12 068 492

Activité réelle couverte

Pas un contrat générique de branche

Ce que couvre une RC pro bien construite

Le périmètre exact dépend de votre métier : conseil, artisanat, négoce, santé, tech - chaque activité a ses risques propres.

Faute, erreur, omission

Le cœur de la garantie : un conseil erroné, une prestation défaillante, un oubli qui coûte au client.

Dommages aux biens confiés

Le matériel ou les marchandises d'un client endommagés pendant votre intervention.

RC exploitation

Les dommages du quotidien : un visiteur blessé dans vos locaux, un dégât chez un client.

Retard & inexécution

Les conséquences financières d'un livrable en retard ou non conforme, selon contrat.

Atteintes immatérielles

Pertes financières pures causées à un tiers - décisif pour le conseil et la tech.

Défense & recours

Frais d'avocat et d'expertise pour vous défendre - inclus dans nos programmes.

Cadre légal

Ce que dit la règle du jeu, texte par texte

La RC pro est peu réglementée dans son contenu - c'est le contrat qui fait la loi. Raison de plus pour en connaître les mécanismes. Références vérifiées sur Légifrance et service-public.fr.

Obligatoire selon le métier

Professions réglementées

Santé, droit, chiffre, immobilier, courtage, bâtiment : la RC pro y est une condition d'exercice. Partout ailleurs, elle est facultative - mais exigée par les clients, les plateformes et les appels d'offres, ce qui revient au même.

Faute, erreur, omission

Le fait générateur

La garantie couvre les conséquences pécuniaires des dommages causés aux tiers par une faute, une erreur, une omission ou un retard dans la prestation. C'est le contenu même de votre travail qui est assuré - pas seulement vos locaux.

Les trois familles de dommages

Corporel, matériel, immatériel

Le corporel et le matériel se voient ; l'immatériel - la perte financière pure de votre client - est le cœur du risque des métiers de service. C'est le poste à plafonner en premier, et le plus souvent sous-limité.

Base réclamation

Article L124-5

La plupart des RC pro sont déclenchées par la réclamation : le contrat qui paie est celui en vigueur quand le client réclame, pas celui du jour de l'erreur. Toute la logique du contrat découle de cette ligne.

Garantie subséquente

5 ans minimum

Après résiliation, les réclamations liées à des faits antérieurs restent couvertes pendant au moins cinq ans (article L124-5). Un filet légal - à condition que le fait dommageable soit né pendant la période de validité du contrat.

La reprise du passé

Au changement d'assureur

Un nouveau contrat en base réclamation peut couvrir les faits antérieurs encore inconnus à la souscription. Sans cette clause, changer d'assureur ouvre un trou entre l'erreur d'hier et la réclamation de demain.

RC pro et RC exploitation

Deux garanties distinctes

La chute d'un visiteur dans vos locaux relève de l'exploitation ; le conseil erroné relève de la RC pro. Les deux se complètent dans un même programme - vérifiez que les deux lignes existent, avec leurs plafonds propres.

Les activités déclarées

Le périmètre exact

Une prestation hors du champ déclaré n'est pas couverte, même assurée par ailleurs. Quand l'activité évolue - nouveau service, nouveau marché - le contrat se met à jour avant la première mission, pas après.

Territorialité

USA-Canada : à part

« Monde entier hors USA-Canada » est la clause standard. Un client, un contrat ou des données soumis au droit américain changent la donne - l'extension existe, elle se négocie explicitement, avant de signer.

Défense et recours

Qui paie l'avocat ?

Les frais de défense sont inclus - mais parfois dans le plafond de garantie : chaque euro d'avocat réduit alors l'indemnisation disponible. La défense « en dehors des plafonds » est la version à exiger.

L'attestation

La pièce des marchés

Appels d'offres, grands comptes, plateformes : tous exigent l'attestation, avec plafonds et activités. Une montée de plafond ponctuelle pour un marché se négocie - encore faut-il la demander avant de signer.

Résilier à l'échéance

Préavis contractuel

Les contrats professionnels ne bénéficient pas de la loi Hamon : la résiliation se joue à l'échéance, avec le préavis du contrat - un à deux mois le plus souvent. La date se note au moment de la souscription, pas au moment d'en changer.

Cas pratiques

Votre situation, et ce qui s'applique

Situation concrèteCe qui s'applique
Votre livrable cause 50 000 € de perte au clientL'immatériel pur : vérifiez que le plafond « dommages immatériels non consécutifs » couvre ce niveau - c'est la sous-limite la plus basse des contrats standard, et la première qu'on relève.
Une réclamation arrive 3 ans après la missionEn base réclamation, c'est le contrat en vigueur aujourd'hui qui joue - s'il existe, et si la reprise du passé ou la garantie subséquente s'applique. Le calendrier des contrats se reconstitue pièce par pièce.
Vous changez d'assureurExigez la reprise du passé au nouveau contrat : sans elle, les erreurs déjà commises mais pas encore réclamées tombent entre les deux contrats - et ne sont couvertes par aucun.
Vous cessez votre activitéLa garantie subséquente couvre au moins cinq ans de réclamations tardives. Conservez le dernier contrat et les attestations : ce sont eux qu'on ressort en cas de mise en cause.
Un appel d'offres exige 1 500 000 € de garantieUne montée de plafond ponctuelle ou annuelle se négocie - souvent plus vite qu'on ne le croit. Ne déclinez pas un marché pour une question de plafond avant d'avoir demandé.
Un salarié endommage du matériel chez le clientRC exploitation, pas RC pro : la distinction décide de la franchise et du plafond applicables. Un programme bien construit loge les deux sans zone grise.
Vous sous-traitez une partie de la missionVotre RC couvre votre responsabilité, y compris du fait du sous-traitant - mais votre recours dépend de son assurance à lui. La collecte des attestations est une clause de vos contrats, pas une politesse.
Vous signez avec un client américainLa clause de territorialité standard exclut USA-Canada. Contrat, juridiction, hébergement des données : trois lignes à vérifier avant de signer - l'extension existe, à son prix.

À retenir

En base réclamation, le contrat qui paie est celui en vigueur le jour où le client réclame - pas celui du jour de l'erreur. Changer d'assureur sans reprise du passé ouvre un trou de garantie invisible… jusqu'à la réclamation.

La lecture du courtier

Pourquoi le plafond affiché ne dit rien

Deux contrats à 500 000 € de garantie peuvent protéger très différemment : sous-limite immatériel à 100 000 € chez l'un, défense d'avocat décomptée du plafond chez l'autre, franchise par sinistre qui transforme les petites réclamations en pertes sèches. Le chiffre en façade est un maximum théorique - la protection réelle se lit dans les sous-limites.

Nous cartographions votre pire scénario plausible - montant des contrats signés, dépendance de vos clients à la prestation, exigences contractuelles - puis nous calons plafonds, sous-limites et franchise dessus. À l'inverse d'un contrat de branche vendu au code NAF.

La méthode appliquée

Votre RC pro en trois temps

01

On écoute

Activité précise, clients types, contrats signés, chiffre d'affaires : le risque réel, pas le code NAF.

02

On négocie

Plafonds par sinistre et par an, franchises et exclusions comparés ligne à ligne entre compagnies.

03

On défend

Mise en cause : votre conseiller coordonne la défense et gère la relation avec l'assureur.

FAQ

Vos questions sur la RC professionnelle

Une autre question ? Écrivez-nous.

La RC pro est-elle obligatoire ?

Pour les professions réglementées (santé, droit, chiffre, immobilier, courtage, BTP…), oui. Pour les autres, elle est facultative mais fréquemment exigée par les clients, les donneurs d'ordre et les appels d'offres - en pratique, difficile de s'en passer.

Quelle différence entre RC pro et RC exploitation ?

La RC exploitation couvre les dommages de la vie courante de l'entreprise (un visiteur qui chute, un dégât matériel chez un client). La RC pro couvre les dommages liés au contenu même de votre prestation (erreur, conseil défaillant). Un bon programme inclut les deux.

Quels plafonds de garantie choisir ?

Ils se calent sur le pire scénario plausible de votre activité : montant de vos contrats, dépendance de vos clients à votre prestation, exigences contractuelles. Un plafond trop bas rend la garantie décorative - c'est le premier point que nous auditons.

Mon ancien contrat couvre-t-il une réclamation tardive ?

Cela dépend de la base de la garantie (fait dommageable ou réclamation) et de la garantie subséquente. Lors d'un changement d'assureur, nous vérifions qu'aucun trou de couverture ne s'ouvre entre les deux contrats.