Menu

Particuliers

Professionnels

Le cabinet

Partenaires

Conseils

Contact

Assurance décennale

Une décennale conforme. Une attestation qui ne bloque rien.

La garantie décennale est obligatoire avant l’ouverture de tout chantier pour les métiers du bâtiment. L’enjeu n’est pas de l’avoir - c’est qu’elle couvre exactement vos activités déclarées, au bon prix, avec une attestation émise vite.

Audit gratuit de vos activités déclarées

Reprise du passé possible

ORIAS n° 12 068 492

Attestation sous 24-48 h

Chantiers et appels d’offres jamais retardés

Ce que couvre (et exige) la décennale

Elle couvre pendant 10 ans les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination.

Solidité de l’ouvrage

Fissures structurelles, effondrement, affaissement : le cœur de la garantie légale.

Impropriété à destination

Infiltrations, défauts d’étanchéité, isolation défaillante rendant le bien inhabitable.

Bon fonctionnement (biennale)

Équipements dissociables - 2 ans - souvent packagés avec la décennale.

RC avant réception

Les dommages causés pendant le chantier, avant la réception des travaux.

Activités déclarées

Le point de contrôle n° 1 : une activité exercée non déclarée = non garantie. Nous auditons la liste.

Reprise du passé

Une période non assurée peut être reprise sous conditions - décisive en cas de changement d’assureur.

Les mentions à vérifier sur votre attestation

Un maître d’ouvrage ou un juge la lira ligne à ligne. Nous aussi - avant eux.

MentionPourquoi c’est décisif
Activités déclaréesUne activité absente de la liste n’est pas couverte, même accessoire
Période de validitéL’attestation doit couvrir la date d’ouverture du chantier (DOC)
Zone géographiqueFrance métropolitaine, DROM : vérifier la cohérence avec vos chantiers
Coût des travaux maximumUn chantier au-delà du plafond déclaré peut être exclu
Sous-traitanceCouverte ou non - à valider si vous sous-traitez ou êtes sous-traitant

Cadre légal

Ce que dit la loi pour la décennale, texte par texte

La décennale est la plus encadrée des assurances professionnelles - et celle où l’erreur de déclaration coûte le plus. Références vérifiées sur Légifrance et service-public.fr.

Obligation avant chantier

Article L241-1

Tout constructeur doit être couvert en décennale à l’ouverture de chaque chantier. La souscription se fait avant le premier coup de pioche - aucune garantie ne se rattrape rétroactivement une fois les travaux commencés.

Dix ans après réception

Article 1792 du code civil

La responsabilité couvre les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination, pendant dix ans à compter de la réception - même en cas de vice du sol.

Sanctions pénales

75 000 € et 6 mois

Travailler sans décennale est un délit (article L243-3) : jusqu’à 75 000 € d’amende et six mois d’emprisonnement. Sans compter le risque civil : dix ans de désordres à payer sur vos biens propres.

L’attestation normalisée

Mentions réglementées

Depuis 2016, l’attestation suit un modèle obligatoire : activités garanties, période, coût maximum d’ouvrage. C’est elle que lisent maîtres d’ouvrage, notaires et banques - pas votre contrat.

Les activités déclarées

La ligne qui décide de tout

Un sinistre sur une activité absente de votre attestation n’est pas garanti - même assuré par ailleurs. La nomenclature est précise : poser une PAC quand on a déclaré « plomberie » se vérifie avant, pas après.

La réception des travaux

Le point de départ

Le procès-verbal de réception - avec ou sans réserves - déclenche les garanties légales et fige la date. Sans réception formalisée, dix ans de responsabilité flottent sans point de départ clair : signez et conservez.

Parfait achèvement

1 an

Pendant l’année qui suit la réception, l’entreprise doit reprendre tous les désordres signalés, réservés ou révélés (article 1792-6). C’est une obligation de l’entreprise, pas de l’assureur.

Bon fonctionnement

2 ans

Les équipements dissociables de l’ouvrage - volets, robinetterie, radiateurs - relèvent de la garantie biennale (article 1792-3). Entre le parfait achèvement et la décennale, c’est l’étage intermédiaire.

Dommages intermédiaires

La RC contractuelle

Les désordres qui ne compromettent ni la solidité ni la destination - fissures esthétiques, défauts mineurs - relèvent de votre RC professionnelle, pas de la décennale. Les deux contrats se complètent, aucun ne remplace l’autre.

Sous-traitance

Vérifier avant de confier

Le sous-traitant n’est pas soumis à l’obligation décennale, mais il répond de ses travaux envers vous. Exiger sa RC pro - et sa décennale quand il y est soumis - avant le chantier, c’est protéger votre propre recours.

La garantie suit le chantier

Même après cessation

La décennale qui joue est celle en vigueur à l’ouverture du chantier : elle couvre dix ans, même si vous changez d’assureur ou cessez l’activité. D’où l’importance de conserver chaque attestation.

Auto-entrepreneur : mêmes règles

Le statut n’exonère de rien

Micro-entreprise ou société, l’obligation décennale est identique dès que l’activité en relève - et l’attestation doit figurer sur vos devis et factures, avec l’assureur et la couverture géographique.

Cas pratiques

Votre situation, et ce qui s’applique

Situation concrèteCe qui s’applique
Vous créez votre entreprise du bâtimentLa décennale se souscrit avant le premier chantier. Un trou de garantie ne se comble pas rétroactivement - la « reprise du passé » existe, mais elle est chère et négociée au cas par cas.
Vous ajoutez une activitéPose de PAC, photovoltaïque, IRVE : la nouvelle activité se déclare avant le premier chantier concerné. La nomenclature fait foi - un libellé approximatif se paie au sinistre.
Un client demande votre attestationModèle normalisé : vérifiez la période, les activités listées et le coût maximum d’ouvrage. Elle se joint aux devis et factures - son absence peut bloquer un prêt ou une vente chez le notaire.
Sinistre 8 ans après le chantierC’est la décennale de l’année d’ouverture du chantier qui joue, même si vous avez changé d’assureur depuis. Retrouvez l’attestation de l’époque : elle est la clé du dossier.
Vous sous-traitez une partie du lotCollectez RC pro et décennale du sous-traitant avant le chantier. Au sinistre, votre assureur indemnise le client puis exerce son recours - un sous-traitant non assuré, c’est votre franchise et votre sinistralité.
Résilié pour sinistralité ou impayéLe Bureau central de tarification s’applique aussi à la décennale : l’assureur que vous désignez peut être contraint de vous couvrir, à la prime qu’il fixe. Un refus du marché n’est pas une impasse.
Un chantier plus gros que d’habitudeLe coût maximum d’ouvrage de votre attestation borne la garantie. Au-delà, l’extension se négocie avant la signature du marché - pas au moment du sinistre.
Vous cessez l’activitéPas de résiliation sèche : les chantiers passés restent couverts dix ans par les contrats de leurs années. Conservez attestations et PV de réception - c’est votre défense pour la décennie.

À retenir

La décennale qui compte est celle de l’année d’ouverture du chantier, pas celle du jour du sinistre. Conserver chaque attestation et chaque PV de réception pendant dix ans protège autant que payer la prime.

La lecture du courtier

Pourquoi l’attestation compte plus que la prime

Deux décennales au même prix peuvent couvrir des périmètres sans rapport : activités visées ligne à ligne, coût maximum d’ouvrage, techniques courantes ou non courantes, reprise du passé incluse ou non. Le sinistre ne se règle pas sur la prime payée - il se règle sur ce que l’attestation dit, mot à mot.

Nous relisons votre attestation contre votre activité réelle - chaque ligne de nomenclature, chaque seuil - avant de parler tarif. Et quand une activité manque, nous la faisons ajouter avant le chantier : c’est un avenant de quelques jours, contre dix ans de découvert.

La méthode appliquée

Votre décennale en trois temps

01

On écoute

Activités réelles, chiffre d’affaires, sous-traitance, historique : le dossier technique complet, monté avec vous.

02

On négocie

Compagnies spécialisées construction mises en concurrence, reprise du passé négociée si besoin.

03

On défend

Mise en cause décennale : votre conseiller coordonne expertise et défense, pendant 10 ans.

FAQ

Vos questions sur la décennale

Une autre question ? Écrivez-nous.

La décennale est-elle obligatoire pour un auto-entrepreneur ?

Oui. L’obligation dépend de l’activité, pas du statut : tout professionnel réalisant des travaux de construction touchant la structure ou la destination de l’ouvrage doit être couvert, micro-entreprise comprise. L’attestation doit être remise au client avant l’ouverture du chantier.

J’ai exercé sans assurance : puis-je régulariser ?

Partiellement. La reprise du passé permet, sous conditions et moyennant surprime, de couvrir des chantiers déjà livrés. Tous les assureurs ne l’acceptent pas - c’est un point que nous négocions au cas par cas.

Que risque un artisan sans décennale ?

Jusqu’à 75 000 € d’amende et 6 mois d’emprisonnement, plus la prise en charge personnelle des dommages pendant 10 ans. Le risque financier réel dépasse presque toujours le coût de la cotisation.

Pourquoi les tarifs varient-ils autant d’un artisan à l’autre ?

La cotisation dépend des activités déclarées, du chiffre d’affaires, de l’expérience, de l’historique de sinistres et de la part de sous-traitance. Deux maçons peuvent payer du simple au triple - d’où l’intérêt d’une mise en concurrence sérieuse.