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Fév 22
Assurance auto : bonus-malus, comment ça marche ? 

Assurance auto : bonus-malus, comment ça marche ?

Cette année, vous avez multiplié les accidents responsables. De quoi vous poser des questions sur les conséquences de ces sinistres sur votre CRM (Coefficient de Réduction-Majoration). Bonus-malus, comment ça marche ? On fait le point.  

Qu’est-ce que le bonusmalus ?

Le bonus-malus, aussi appelé Coefficient de Réduction-Majoration (CRM) est un système qui permet d‘ajuster le prix de votre assurance auto en fonction de votre comportement au volant. Moins vous avez eu d’accidents responsables, moins vous paierez cher votre assurance. Et inversement, plus vous aurez multiplié les sinistres au volant, plus vous la paierez cher à la fin de l’année.  

Sont concernés par le bonusmalus tous les véhicules terrestres à moteur sauf les 2 ou 3 roues, (jusqu’à 125 cm3 ou 11 kw de puissance), les voitures de collection, les engins de travaux publics d’intérêt général, ainsi qu’agricoles et forestiers.  

Comment est calculé le CRM ?  

Lors de votre 1ère souscription d’assurance, votre CRM est de 1,00 (ou 100%). Ce CRM est calculé tous les ans et varie donc selon le nombre de sinistres responsables que vous avez eus ou non au cours des douze derniers mois. En clair, plus vous êtes bon conducteur, plus ce taux est réduit. A l’inverse, plus vous avez eu d’accidents responsables, plus ce taux est élevé.   

  • Le bonus  

Chaque année écoulée sans accident permet de réduire votre coefficient de réduction-majoration de 5%. On le multiplie donc par 0,95.  

Si l’on peut gagner des bonus d’année en année, il existe tout de même une limite. La réduction maximale est fixée à 50%. Cela serait possible pour un conducteur n’ayant eu aucun sinistre responsable pendant 13 ans.  

Admettons que sa prime de référence soit de 1 000 € et que son coefficient soit donc de 0,50, ce dernier paierait sa prime 500 €.

  • Le malus  

Un sinistre responsable engendre un malus qui se traduit par une majoration de 25% du CRM. Si la responsabilité est partielle, la majoration est de 12,5%. On multiplie donc le coefficient par 1,25. 

Là aussi, il existe une limite dans la majoration de la prime avec un coefficient maximal fixé à 3,5. Ainsi, si la prime d’assurance est de 1 000€, et que le coefficient est de 3,5, le montant de la prime sera de 3 500 €. 

Comment connaître son malus auto ? Est-il acquis à vie  ?  

Le coefficient de réduction-majoration est indiqué sur votre dernier avis d’échéance ainsi que sur votre relevé d’informations.  

Ce coefficient est recalculé tous les ans et ne peut pas être impacté par une rupture de contrat. Si vous changez d’assureur, votre bonus-malus reste le même. Vous ne repartez donc pas de zéro.  

Si le code des assurances indique que le CRM reste acquis à l’assuré, c’est, dans les faits, un peu plus nuancé. Certaines compagnies refusent d’assurer des conducteurs dont le contrat d’assurance a été rompu plus de 3 mois. D’autres acceptent de reprendre le bonus-malus jusqu’à 24 mois d’interruption d’assurance, sans impact sur le profil. D’autres encore, après 24 mois, et jusqu’à 36 mois, peuvent prendre en compte le CRM mais appliquer un statut de « jeune conducteur », un profil qui implique donc une majoration de la tarification. Enfin au-delà de 36 mois, la plupart des compagnies reprennent les conducteurs à 1 de CRM. Vous avez donc tout intérêt à recourir à un courtier en assurance si vous correspondez à ces profils. Il vous permettra de trouver la solution la plus adéquate selon la durée de rupture de votre ancien contrat.  

En bref, vous l’aurez compris, le CRM n’est donc, dans les faits, pas acquis à vie.

Comment faire baisser mon malus ?  

Il est impossible de “racheter un bonus”. Seule une bonne conduite sur la durée peut avoir un effet sur votre coefficient. Il faut donc continuer à être assuré sans sinistre le plus longtemps possible pour se racheter un profil de “bon conducteur”. 

Certains automobilistes à la recherche d’une nouvelle compagnie d’assurance tentent de ne pas déclarer tous leurs sinistres passés afin de profiter d’une assurance à un prix plus bas. C’est très risqué. D’une part car votre nouvel assureur peut vous demander l’ensemble de vos relevés d’information sur les 36 derniers mois, et d’autre part, car vos antécédents sont répertoriés dans le fichier AGIRA (Association pour la gestion des informations sur le risque en assurance). Ce document contient le nom du souscripteur, du conducteur, les informations du contrat d’assurance, le CRM, le numéro d’immatriculation, la date et motif de résiliation ainsi que les sinistres survenus au cours des cinq dernières années.  

Ce fichier est désormais consultable par les forces de l’ordre. Vous risqueriez donc gros à ne pas être en règle sur ce point… 

Malus, risques aggravés… Quel recours pour les plus “mauvais conducteurs” ? 
  • Malus sur malus 

Les “malussés” ont un profil peu séduisant pour les compagnies d’assurance car ils leur coûtent cher.   

Il peut être intéressant de se diriger vers des courtiers en assurance qui compareront alors les différentes solutions d’assurance afin de bénéficier du meilleur rapport garantie/prix.  

A noter que lorsque le CRM de l’assuré sera revenu à 1, il pourra revenir à une assurance plus classique qui lui coûtera moins cher. 

  • Risques aggravés  

Aux sinistres engendrant des malus peuvent aussi s’ajouter les “risques aggravants”, comme la conduite en état d’ivresse ou sous emprise de stupéfiants, la suspension de permis, le non-paiement des cotisations d’assurance automobile… Les compagnies d’assurance ne sont pas obligées d’assurer tous les conducteurs. Certaines choisissent donc de refuser les profils à “risques aggravés”.  

Il existe un dernier recours : le BCT (Bureau central de tarification). Cet organisme peut contraindre une compagnie d’assurance à assurer au minimum de la garantie obligatoire imposée par la loi : la responsabilité civile.  

Il n’y a donc aucune excuse pour ne pas s’assurer…  

 

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